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« Nous avons une belle surprise cette année pour les quatre ateliers du samedi. Nous vous proposons quatre activités qui vous amèneront à réaliser un petit projet faisant appel à vos connaissances du tissage, et aux talents de quatre conférencières choisies. Vous allez réaliser les quatre étapes nécessaires pour la création (oui, ce sera de belles créations de votre part) d’un éventuel livre d’artiste « textile » à partir de vos tissages.

 

Une conférencière vous guidera à créer de nouveaux fils colorés ; une autre vous montrera comment « calquer » une belle image pour ensuite la broder sur vos tissages ; une troisième vous proposera d’imaginer et d’écrire quelques mots bien personnels. Toute une aventure qu’il faut considérer comme une ouverture dans un autre univers. Un univers enrichissant où on vous présentera une collection de « livres d’artiste » réalisés en textile.

 

Peut-être serez-vous intéressées à poursuivre cette démarche en vous joignant, après le congrès, à un groupe de recherche et de créations en vue d’une éventuelle exposition ! On se le souhaite vraiment ! »

Martine Bertrand

Martine Bertrand

conférencière (vendredi 5 juin 2026)

Née à Montréal, Martine Bertrand est une artiste visuelle dont la carrière s’épanouit à l’international. Son parcours artistique débute par la création de costumes pour des maisons d’opéra prestigieuses telles que le Teatro alla Scala à Milan, l’Opéra national de Paris, l’Opéra de Munich, l’Opéra de Stuttgart et l’Opéra de Norvège. Cette expérience dans le monde de la danse lui permet d’affiner son sens de l’esthétique et de la narration visuelle.

 

En 2010, un vent nouveau l’amène à dessiner à Paris sur le plateau du film Café de Flore. Le réalisateur Jean-Marc Vallée choisit certains de ses croquis pour accompagner son scénario, dans le livre-témoignage du film paru aux éditions Alto.

 

Depuis, Martine se consacre à son art. Elle troque le tissu contre le papier japonais, qui devient son matériau de base, qu’elle dessine, façonne, brode et détruit pour reconstruire. Elle pratique le dessin automatique à l’encre de Chine, une technique qu’elle a développée dans le milieu de la danse, où elle devait capter des mouvements. Elle applique également cette approche à la couture et à la broderie.

En parallèle de ses créations personnelles, elle conçoit des œuvres pour le milieu du cinéma, notamment le langage graphique des extraterrestres dans le film Arrival de Denis Villeneuve. Martine dessine également des murales et des éléments décoratifs pour les films Dune et Dune : Part Two.

 

Certaines œuvres de Martine Bertrand font partie des collections de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec, du Musée des beaux-arts de Mont-Saint-Hilaire, de la ville de Longueuil et de la Financière Sun Life.

Geneviève Moisan

Geneviève Moisan

Atelier-conférence (samedi 6 juin 2026)

Variations colorées : des fils, des teintes, des idées

Dans cet atelier, Geneviève propose une exploration ludique et sensible de la couleur en textile, en s’appuyant sur son expérience du tissage Jacquard, de la broderie numérique et de la teinture.

 

Après une courte présentation de son approche, les participantes sont invitées à composer leurs propres gammes colorées en combinant plusieurs fils à coudre de différentes teintes. En superposant un, deux ou trois fils identiques puis en y ajoutant d’autres couleurs, celles-ci se transforment et deviennent plus douces, plus profondes ou plus contrastées.

Cet atelier met l’accent sur l’expérimentation, l’œil attentif et le plaisir de la découverte, tout en offrant quelques repères simples sur la théorie des couleurs pour mieux saisir comment les teintes se répondent et se transforment dans le tissage et la broderie. Les participantes repartent avec une petite palette personnalisée, un outil précieux pour nourrir leur propre démarche textile.

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Hélène Lussier

Atelier-conférence (samedi 6 juin 2026)

Ginko d’or scintille

L’automne s’installe à pas lent

La feuille tombe et danse

Haïku japonais

 

La feuille de ginko, ce motif en forme d’éventail que l’on retrouve dans les arts décoratifs, les emblèmes et l’architecture des sanctuaires japonais, est d’une grande beauté et simplicité. Emblème de l’automne au Japon, elle est le symbole de la résilience, de la longévité et de l’espoir.

 

Dans le cadre de la thématique Livre d’artiste du congrès de l’ATQ 2026, cet atelier de broderie porte principalement sur le tracé et la composition de ce motif inspirant, et ce, sans avoir de notion en dessin. Le travail se fait à partir de photographies de feuilles de ginko et à l’aide de papier calque. L’image ainsi obtenue est transférée sur un support de lin ou de coton.

 

Dans cet atelier, l’accent est mis sur le dessin et le transfert de celui-ci. Puis, quelques brèves notions de points de broderie sont appliquées à la pièce.

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Marie Clark

Atelier-conférence (samedi 6 juin 2026)

Tisser l’instant

Inscrire la magie du haïku dans la trame du quotidien.

 

Cet atelier s'adresse à toute personne ayant envie de découvrir le haïku. Aucune expérience ni maitrise de l’écriture n’est nécessaire.

 

Un haïku est un tout petit poème d’origine japonaise en trois lignes, qui contient un minimum de mots. Il relève pourtant l’essentiel de l’expérience de vivre au quotidien. Cet atelier invite à se déposer dans l’instant pour en tirer les émotions simples qui font éprouver le plaisir de vivre. Un ou plusieurs de ces petits poèmes seront, dans un second volet, intégrés à une œuvre tissée, de manière à ajouter une nouvelle dimension poétique à cet art.

 

Ce qui attend les congressistes :

  • Initiation aux secrets du haïku;

  • Lire et entendre des haïkus anciens et contemporains;

  • Partir en quête d’instants précieux du quotidien;

  • S’exercer à la notation et au peaufinage de haïkus originaux ;

  • Réenchanter le quotidien par son regard unique ;

  • Partager et échanger dans un cadre bienveillant et convivial.

 

Cet atelier est une invitation à mettre au repos la partie logique, raisonnable, et organisée de son être. Tout ceci, afin de s’emparer de l’inattendu et de chaque moment vécu pour découvrir la poète qui sommeille, et lui donner voix !

 

Ce qu’il faut apporter :

  • Cahier, crayons ou plumes ;

  • Un dictionnaire des synonymes (électronique ou autre) ;

  • Petite table portative ou autres supports rigides.

Livre d'artiste

Marie-Josée Roy

Atelier-conférence (samedi 6 juin 2026)

DE LA FIBRE AU MOT

À travers toutes les formes qu’il peut adopter, le livre d’artiste permet d’accueillir les mots et les images qu’on lui propose. Sa singularité se dévoile souvent par sa manipulation. En débutant son exposé par une brève présentation de ses propres livres, Marie Josée souhaite démontrer que le livre d’artiste est complexe, libre et multiple, à l’image de l’art actuel.

 

L’objectif premier de la présentation est de faire découvrir l’univers du livre d’artiste et toutes les formes qu’il peut prendre. Le visionnement du diaporama révèle différents exemples de livres réalisés par des artistes de partout à travers le monde. Une attention particulière est apportée aux matériaux utilisés ainsi qu’à la relation entre le texte et la matière. Dans plusieurs cas, il arrive que le texte ne soit qu’accessoire et se limite à une phrase ou à une suite de mots dissimulés à travers l’œuvre. Cette mise en commun de différents modes d’expression révèle une autre manière de voir l’écriture et la représentation d’un objet du quotidien.

 

Œuvre d’art, objet, poésie ? Le Livre d’artiste, c’est un peu tout cela à la fois. L’atelier « De la fibre au mot » vise surtout à initier et à stimuler la création d’un premier Livre d’artiste.

Marie-France Gosselin

Nom du service

En voyage vers le Pérou

 

Marie-France Gosselin vient d’Amos, en Abitibi, mais c’est dans la région d’Ottawa–Outaouais qu’elle construit sa vie depuis près d’un demi-siècle. Après des études en communications sociales à l’Université d’Ottawa, puis un MBA à l’Université Athabasca, elle travaille aussi bien dans le milieu communautaire qu’au gouvernement fédéral. Derrière ces parcours professionnels se cache une passion profonde : celle des fibres, du textile et de tout ce qui se crée avec les mains. Couture, courtepointe, teinture, broderie, peinture, tissage… Marie-France explore chacun de ces univers avec curiosité et enthousiasme. Elle devient entrepreneure et, pendant plusieurs années, elle assiste au congrès de l’ATQ et y propose plusieurs fournitures.

 

Depuis une quinzaine d’années, ses pas l’amènent encore plus loin : vers l’Amérique latine, où elle y retourne régulièrement. Et c’est au fil de ces voyages qu’est né un lien particulier avec le Pérou. À l’automne 2024, elle se joint à un groupe pour un voyage textile dans la Vallée sacrée organisé par Andean Textile Arts. Là, au cœur des Andes, elle rencontre Nilda Callañaupa Alvarez, une tisserande quechua dont le travail permet de raviver des traditions ancestrales menacées de disparaître. Celle-ci a marqué un tournant important dans la vie de Marie-France.

 

L’année suivante, en 2025, elle retourne au Pérou, cette fois pour se former auprès de Maximo Laura — maître-tapissier de renommée internationale, considéré comme un véritable trésor national. S’asseoir dans son atelier, apprendre de ses gestes, comprendre son approche : pour Marie-France, c’est une immersion aussi inspirante qu’inoubliable. Ses voyages l’amènent donc vers une communauté plus vaste.

 

Depuis 2014, après un premier séjour au Guatemala avec Mayan Hands et Deborah Chandler, elle est membre de Weave a Real Peace (WARP), un réseau international de passionnés et de défenseurs du textile traditionnel. Elle y est devenue une bénévole active, et en juin 2026, pour la toute première fois, WARP tient son rassemblement annuel au Canada, à Guelph, en Ontario.

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